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Le Relevé Structurel de l'OFS recueille depuis 2010 l'origine et la destination précises des pendulaires, ainsi que leur mode de transport principal. A partir de ces données brutes, il est possible de mettre en place, par estimation et répartition, une matrice pendulaire origine-destination des déplacements pendulaires entre tous les hectares habités ou abritant des emplois en Suisse, tout en modélisant également le mode de transport utilisé par chaque pendulaire. Sur la base de cette estimation, il est ensuite possible de simuler le trajet effectif de chaque pendulaire, en partant du principe que celui-ci choisit le trajet le plus rapide entre son point de départ et son point de destination, compte tenu de son mode de transport.

Cette méthode d'estimation-simulation permet d'estimer ainsi les flux de pendulaires, tant sur les routes que dans les transports publics. Pour les routes, cela donne une indication du flux de personnes se rendant quotidiennement au travail depuis leur domicile, pour chaque portion de route en Suisse. Pour les transports publics, la simulation permet d'estimer la fréquentation des arrêts de TP par les pendulaires, ainsi que le type de leur utilisation: départ, arrivée ou transit.

Ces techniques permettent donc de quantifier la charge théorique que porte le réseau de transport, tant public que privé, un matin de semaine classique. A l'exemple de l'agglomération lausannoise, les constats sont les suivants:

  • En termes de trafic privé, la charge maximale est portée, et de très loin, par le réseau autoroutier. Le tronçon de l'A1 Crissier - Villars-Ste-Croix voit ainsi passer 19'600 pendulaires en direction du sud, et 3'450 en direction du nord. Sur le contournement, les chiffres sont de 14'400 descendants et 7'200 montants entre la Blécherette et Vennes; au nord de Lausanne, l'A1 porte encore plus de 20'000 pendulaires à Cossonay. A titre de comparaison, les pénétrantes lausannoises principales sont beaucoup moins chargées: 6'300 pendulaires à Tivoli, 5'850 à la Sallaz, 5'400 à Cery, beaucoup moins partout ailleurs.
  • En termes de TP, c'est sans surprise en gare de Lausanne que les chiffres sont les plus élevés, avec 16'600 pendulaires y passant le matin, la grande majorité (68%) en transit, l'essentiel du reste ayant la gare comme point d'arrivée au travail. La station du M2 de la Gare arrive juste derrière avec 8'100 pendulaires, puis la plateforme du Flon (6'000) et la gare de Renens (plus de 5'000). Les plateformes TL de Bel-Air (2'300) et St-François (2'000) arrivent largement derrière.

Ces constats et lectures peuvent être répliquées à l'échelle du pays. Pour l'instant, cette modélisation se base sur les trajets idéaux des pendulaires sans tenir compte des encombrements, et sur la base des personnes résidant en Suisse uniquement. Il est prévu d'améliorer encore cette modélisation, en tenant compte des encombrements et en incluant dans la simulation des trajets pendulaires des frontaliers.

Sources : MicroGIS, OFS


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