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ELECTIONS FEDERALES

Les électrices et électeurs se rendent tous les quatre ans aux urnes afin d'élir les nouveaux membres du Conseil National et des Conseil des Etats. Nous suivons législature après législature les choix politiques des suisses et des suissesses dans le but d'en étudier les tendances à l'échelle locale comme nationale.

LES ELECTIONS FEDERALES 1991-2001

Analyse d'indicateurs et des résultats des principaux partis

Parti en tête, 2011

En 2011, l’UDC est en tête dans la majorité des communes du pays, et apparaît extrêmement dominant de Berne à la Thurgovie, ne laissant là que les centres au PS, et quelques miettes au PLR et au PDC. Le PDC arrive en tête dans quelques cantons catholiques, notamment le Valais, Lucerne, le Jura et de larges régions du Tessin et des Grisons. Le PS arrive en tête dans les grands centres, et de plus en plus dans les agglomérations à l’ouest du pays, de Lausanne à Bâle. Le PLR n’est plus en tête que dans quelques régions bien définies : à Genève, Neuchâtel, Uri, quelques belles banlieues vaudoises et de larges parts du Tessin. Verts et Vert’libéraux ne sont pratiquement jamais en tête, mais le PBD est parvenu à ce résultat à Glaris et dans de larges parties des Grisons.

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et de 1991 à 2011

Le paysage politique suisse était beaucoup plus bigarré en 1991 qu’en 2011, avec au moins quatre partis dominant des régions distinctes. Le PLR dominait l’ouest de la Suisse et Bâle, le PDC faisait de même avec l’ensemble des cantons et régions catholiques du pays, l’UDC dominait à Berne, Zurich, Thurgovie et de larges parts des Grisons. Le PS n’arrivait en tête que dans quelques centres industriels et banlieues de gauche. Depuis, l’UDC a progressivement colonisé preque l’ensemble du pays, et le PS en a profité pour prendre les centres.

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Distance entre le parti en tête et le second parti, 2011

En Suisse Romande, au Tessin, et dans une moindre mesure autour de Berne, Bâle et Lucerne, la distance entre le parti en tête et son poursuivant immédiat est de moins de 5 points : le paysage politique y est donc très compétitif. A l’opposé, dans de grandes régions du pays, le parti en tête est très loin devant : c’est le cas notamment des régions alpines, du Valais aux Grisons et en Appenzell, et moins nettement dans une vaste région de Suisse Alémanique s’étendant de l’Argovie à la Suisse orientale.

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et de 1991 à 2011

De manière générale, le paysage politique suisse est devenu nettement plus compétitif depuis 1991. De plus, la géographie de la compétition a changé : en 1991, les régions les plus compétitives du pays se situaient dans le nord du pays, entre Berne et Zurich, alors que la Suisse Romande était très marquée par un parti dominant. Le Tessin était déjà très compétitif, alors que les régions catholiques de montagne étaient encore plus monolithiques qu’aujourd’hui.

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Diversité de représentation des 5 principaux partis, 2011

La Suisse de 2011 connaît une variété inédite dans son paysage politique : dans les régions de plaine, de Genève à St-Gall, les sept formations principales du pays ont toutes une place notable, et le paysage politique est ainsi éclaté, de Genève à Romanshorn. Il n’y a plus guère que dans quelques régions alpines qui connaissent un monopole ou un binôme politique fort. Dans la grande majorité des régions suisses, au moins quatre formations se battent pour la primauté politique, et dans trois cantons (ZH, BE, AG), les sept formations parviennent à faire des sièges au conseil national.

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et de 1991 à 2011

Le paysage politique suisse s’est très fortement diversifié dans les vingt dernières années, diversification qui s’est brutalement accélérée en 2011. En 1991, la diversité était très faible dans les cantons catholiques et périphériques, souvent confrontés à un parti très dominant ou à un binôme. La diversité n’était forte qu’en région de Berne et de Bâle à la Thurgovie. Depuis, de nouvelles formations ont ouvert le paysage politique presque partout, souvent de manière massive, comme en Suisse Romande. Seules quelques régions alpines (Haut-Valais, Grisons) restent très peu diverses politiquement.

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Pourcentage des voix réalisé par le parti en tête, 2011

Le niveau du parti dominant est au plus haut dans quelques régions alpines, notamment celles où il n’y a qu’un siège à repourvoir, comme Uri, Glaris et Appenzell. Dans les cantons concurrentiels, les régions catholiques alpines sont parfois marquées par un parti très fort, comme en Haut-Valais ou dans certaines régions grisonnes. Quelques campagnes alémaniques sont également marquées par un parti fort. En revanche, le niveau du parti en tête est très bas en Suisse Romande (spécialement en plaine), dans les grands centres et au Tessin, et plus généralement dans l’ensemble des régions de plaine.

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et de 1991 à 2011

L’évolution du score du parti en tête est en baisse, modérée jusqu’en 2007 mais forte depuis. Il avait basculé spatialement entre 1991 et 2007. En 1991, le niveau du premier parti était très faible dans les régions du grand Zurich. En Suisse Romande en revanche, le phénomène inverse s’est produit, avec une nette chute des scores des partis en tête. Dans les Alpes, le parti en tête a plutôt bien résisté et son niveau reste très élevé en 2007. En 2011, toutefois, l’ensemble des régions de plaine connaît une faible avance, et donc une forte concurrence pour la première place.

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