#

#

La Suisse comptait pas moins de 412 campings en 2014, offrant un total de 56'157 emplacements de séjour. La moitié des sites propose moins de 105 emplacements, les plus petits étant situés en Suisse centrale (Ennetmoos, NW et Sörenberg, LU), n’en mettant chacun qu’une petite dizaine à disposition. Le plus grand est l’un des campings de Tenero-Contra (TI) qui propose 860 emplacements.

Sur la totalité des emplacements existants, 31'486 (soit 56%) sont dédiés aux touristes de passage, le reste étant loué à la saison. Dix ans plus tôt (2005), on comptait 249 places de campings totalisant 23'624 emplacements touristiques (55%). On constate une tendance à la multiplication du nombre de sites, lesquels sont toutefois de taille plus modeste, avec en moyenne 77 emplacements par camping en 2014 contre 95 en 2005.

On observe une répartition contrastée entre les campings majoritairement orientés sur les touristes de passage, localisés dans les Alpes, le Jura et l’Arc lémanique, et ceux, essentiellement dans le Moyen-Pays et les Préalpes, qui sont principalement occupés par des résidents. Le camping d’Avenches, avec ses 450 emplacements saisonniers, est celui qui a le plus grand potentiel de résidents. Plus largement, la région des Trois-Lacs est très prisée comme lieu de villégiature saisonnier par une clientèle urbaine surtout suisse-allemande. En outre, les campings sis en périphérie des villes (Broye, Gruyère, Chablais, Baselland, Fricktal, Simmental, Entlebuch, Oberland zurichois, Seerücken) constituent pour les citadins des opportunités d’accéder à une forme abordable de résidence secondaire.

Les hôtes de passage dans les campings sont majoritairement des Suisses, lesquels totalisent 60% des nuitées. A cela s’ajoutent 20% réalisés par les ressortissants des pays voisins, surtout les Allemands (15%). La part des Néerlandais est de 10% et celle des Britanniques de 3%.

Plus de 90% des nuitées ont lieu entre avril et septembre. Pendant ces six mois d’exploitation, le taux moyen d’occupation des emplacements de passage est estimé à 17% en 2014 contre 23% en 2005. Ainsi, bien que les chiffres pour 2015 ne soient pas encore officiellement connus, la baisse de fréquentation relatée par certains gérants de campings s’inscrit plus dans cette tendance de fond que par la conjoncture marquée par le franc fort, d’autant que certains établissements connaissaient un afflux important de visiteurs grâce à une météo estivale idéale. Par rapport aux autres formes d’accueil, la proportion de nuitées enregistrées en campings reste de fait marginale : elle est inférieure à 10% dans la plupart des régions, à part dans le Tessin et la région Jura-Trois-Lacs où elle est de l’ordre de 20%.

En moyenne suisse, la durée du séjour est passée de près de 4 jours en 2005 à 3.2 jours en 2014. Les vacanciers qui restent le plus longtemps sont les Néerlandais (3.6 jours) et les Suisses (3.4 jours). Si la tendance est à la baisse, même pour les campings tessinois et valaisans qui connaissent les plus longs séjours, le temps passé en camping demeure cependant supérieur à celui de toutes les autres formes d’hébergement.

Source : MicroGIS, OFS, camping.ch


© MicroGIS 2017 Tous droits réservés