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Le nombre de frontaliers s'élevait à la fin du 3ème trimestre de 2013 à plus de 277'000 personnes, un chiffre qui a explosé lors de la décennie: ils n'étaient en effet que 169'000 en 2003, et 217'000 en 2008 - sur dix ans, une augmentation de 64,5% de leur nombre. Rapportés à l'économie du pays, les frontaliers occupent désormais environ 6,6% de l'ensemble des emplois , contre 4,6% une décennie auparavant, et 5,4% en 2008 encore. La progression de leur nombre a été plus forte ces dernières années, au moment de la forte croissance démographique du pays. C'est dire que même la hausse de la démographie vécue en Suisse depuis 2006 ne parvient pas à suivre le développement du marché de l'emploi du pays, le travail frontalier agissant dès lors comme un complément indispensable au développement de notre économie.

La répartition géographique du nombre de frontaliers montre par ailleurs des différences massives dans la distribution de cette catégorie de travailleurs. Leur nombre a explosé avant tou dans l'arc lémanique (de 47'000 à 93'000 en dix ans - le canton de Genève en accueillant désormais à lui seul plus de 68'000) et au Tessin (de 34'000 à 59'000). L'arc jurassien a également vécu une forte progression, passant de 10'000 à 20'000 personnes concernées. Dans le même temps, la région bâloise est restée stable (de 55'000 à 67'000 pour les deux Bâle, Soleure et Argovie), comme la Suisse Orientale (de 17'000 à 23'000 entre Coire et Schaffhouse, desquels il faut encore retrancher près de 10'000 frontaliers de Suisse travaillant au Liechtenstein). 

Au vu de ces chiffres, il apparaît donc que l'explosion du nombre de frontaliers concerne avant tout la Suisse latine, de Boncourt à Chiasso en passant par Genève - un signe aussi de la bonne santé des économies concernées.

Source : OFS & MicroGIS

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