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  • 22'837 emplois (en équivalents plein-temps) gagnés par l'économie suisse en 2012

Désormais, la statistique suisse donne chaque année les résultats de son recensement des entreprise, renommé STATENT - et pour la première fois, il est possible de tirer un bilan global de l'évolution de l'emploi en Suisse, en une année donnée.

Ainsi donc, l'économie suisse a gagné 22'837 emplois (en équivalents plein-temps, ci-après EPT) durant l'année 2012. C'est un chiffre qui témoigne d'un net ralentissement de la conjoncture en Suisse cette année-là: en moyenne annuelle, l'économie suisse avait créé deux fois et demie plus d'emplois par an, et près de quatre fois plus entre 2005 et 2008, avant la crise financière. En 2012, l'emploi en Suisse a donc crû de 0,6% - un rythme moindre que celui de la croissance de la population, autour de 1%.

Prise globalement, l'évolution sectorielle ne montre pas de grande surprise. L'agriculture continue de reculer, perdant bon an mal an environ 1% de sa force de travail chaque année. En 2012, elle représentait 2,8% de l'ensemble de l'emploi en Suisse.

Le secteur secondaire a pratiquement stagné en 2012: il a perdu 630 EPT, interrompant ainsi un cycle de croissance démarré en 2005: entre cette dernière date et 2008, le secteur gagnait encore 23'300 EPT par an. Au sein du secteur, on observe une dichotomie très nette entre le secteur industriel, qui perd 6'200 EPT - seule la pharma s'en tire, avec un gain de 1'400 EPT - et la construction, qui au contraire en gagne près de 5'600, une des plus fortes progressions de tous les domaines économiques - en 2012, l'économie ralentissait, mais la construction se portait comme un charme.

Le secteur tertiaire est donc à créditer de l'ensemble de la progression de l'emploi en Suisse, avec 24'750 EPT, une progression de 0,9%. Là aussi, l'évolution par branches est très contrastée. Les services de distribution stagnent (transports), voire régressent (commerce), ce qui est aussi le cas, suite à un retournement brutal, du secteur financier (-3'400 EPT) et de celui du négoce. Les services personnels sont dans une situation à peu près similaire.

En revanche, les services aux entreprises (5'800 EPT gagnés) et le secteur des hautes technologies (+6'500) progressent à un rythme à peine ralenti, comme d'ailleurs les services de support (+3'800) et un secteur social qui continue à prendre de l'ampleur: santé (+6'300), activités sociales (+4'300), enseignement (+1'400) et administration (+1'400) complètent ainsi le panorama.

En termes géographiques, les évolutions sont aussi contrastées: cinq cantons et demi-cantons ont ainsi perdu des emplois (Uri, Glaris, Soleure, Bâle-Campagne et les Rhodes-Extérieures), un certain nombre d'autres sont à l'équilibre, parmi lesquels Berne et le Valais. Dans le camp des gagnants, les grands cantons métropolitains, l'arc lémanique en tête, assurant près du tiers de la progression totale (Vaud avec 4'800 EPT détenant le record de Suisse, Genève gagnant 1'900 EPT), la métropole zurichoise monopolisant la moitié du total et le Tessin, à son échelle, tirant son épingle du jeu.

Au-delà d'un ralentissement de la croissance en 2012, la STATENT montre surtout la poursuite des grandes tendances de développement de l'économie suisse ces dernières décennies: le recul de l'agriculture, le repli de l'industrie - les deux affectant avant tout les régions périphériques, une progression toujours plus forte du secteur tertiaire et au sein de ce dernier les secteurs métropolitains, souvent à haute valeur ajoutée faisant pièce au développement logique des services sociaux suite au vieillissement de la population.

Source : OFS & MicroGIS


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