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  • 17,8% de diplômés des hautes écoles dans la force de travail suisse en 2012

Selon les résultats du relevé structurel suisse, 710'159 diplômés de l'enseignement supérieur vivaient et travaillaient en Suisse, soit 17,8% de l'ensemble de la force de travail. Au sein de ce groupe, on peut distinguer entre trois niveaux distincts de formation: 193'945 titulaires de Bachelor, soit un gros quart du total des universitaires, 408'257 titulaires de Master - le gros de cette population, trois cinquièmes du total, et enfin 107'957 porteurs d'un doctorat: en Suisse, un universitaire sur sept au travail est docteur.

La répartition territoriale de ces universitaires est extrêmement inégale selon les régions. A l'échelle des régions linguistiques déjà, un net déséquilibre s'observe entre la Suisse Romande, où près du quart (23,1%) de la force de travail est universitaire, et le reste du pays où cette proportion est de l'ordre du sixième (16,3% en Suisse alémanique, 18,1% en Suisse italienne).

Toutefois, les disparités entre cantons apparaissent plus fortes encore à l'intérieur des aires linguistiques qu'entre elles. Ainsi, les cantons urbains abritent une proportion d'emplois universitaires très forte: 35,0% à Genève, 28,0% à Bâle-Ville, 23,0% dans le canton de Vaud, 22,5% à Zurich - ces cantons sont d'ailleurs rejoints par Zoug (21,9%) et un peu plus loin le Tessin (18,5%): en gros, l'armature des métropoles suisses. Les cantons moins métropolitains, ou moins centraux sont en retrait, les universitaires tirant tout de même leur épingle du jeu: Neuchâtel à 18,3%, Fribourg à 15,6% - mais Lucerne à 11,8% et Saint-Gall à 11,0%. Les chiffres les plus bas s'observent dans les cantons de périphérie, notamment en montagne - là, l'économie locale ne parvient pas à offrir beaucoup de perspectives aux diplômés de l'enseignement supérieur. C'est également vrai d'un certain nombre de cantons alémaniques de plaine: Soleure à 10,3%, Thurgovie à 9,9% - mais Argovie à 13,4% et un surprenant Schaffhouse à 16,0%.

A l'échelle locale, les déséquilibres peuvent être encore plus forts. Dans la métropole, il existe de véritables "poches" d'emplois d'universitaires. C'est assez logique autour des grands pôles de formation (l'ETHZ à Höngg: 67,8% d'universitaires dont 25,7% de docteurs; Ecublens - EPFL: 46,2% et 16,8%; le CHUV à Lausanne: 44,5% et 11,9%, par exemple). Hors hautes écoles, en termes d'emplois réservés aux titulaires d'un doctorat, certains quartiers bâlois battent tous les records avec 20% d'emplois de ce type - la marque de la recherche pharmaceutique y est nettement lisible. Les centres financiers sont également très demandeurs, au centre de Zurich comme au centre de Genève.

A proximité immédiate de ces centres d'emploi qualifié, on peut toutefois très vite tomber très bas: ainsi, à moins de dix kilomètres de l'EPFL, les hauts de Morges n'offrent que 6% de leurs emplois à des universitaires, des chiffres courants dans la campagne vaudoise. On retrouve le même phénomène partout en Suisse, tout en notant que les aires situées au coeur de la métropole y échappent: ainsi sur la Côte vaudoise, bien pourvue partout, ou dans les banlieues zurichoises.

En particulier, on note qu'en métropole, les chiffres les plus bas ne s'observent pas dans les banlieues d'emploi du type de l'ouest lausannois, ou du Glattal zurichois, mais bien dans les ceintures périurbaines des agglomérations, autant qu'en région périphérique. C'est dire que la déqualification de l'emploi ne touche pas les banlieues en Suisse: les surqualifiés n'y habitent peut-être pas, mais ils vont volontiers y travailler.

Source : OFS & MicroGIS


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