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On entend ici par espace public l'ensemble des surfaces non bâties destinées à l'usage de tous, sans restriction, en milieu urbain. Ceci concerne les espaces ouverts relevant du droit public (abords de bâtiments publics, places, parcs, cimetières), à l’exclusion des voies de communication, des installations sportives, des surfaces boisées et des zones improductives. A contrario, on considère comme privés les espaces non construits qui sont liés à des bâtiments à usage d’habitation, professionnel ou mixte (jardins, alentours de maisons). 

 Près des deux tiers de la surface totale occupée par les espaces publics en Suisse se situent dans les communes centres, suburbaines ou riches, alors que celles-ci ne couvrent que 12% du territoire national. On observe une surreprésentation du nombre de communes centres disposant de 16 m2 ou plus d’espace public par habitant par rapport aux autres catégories de communes. A noter toutefois que les villes de Bâle, de Winterthur et de La Chaux-de-Fonds font exception avec une surface d’espace public inférieure à la moyenne suisse. Dans les zones périurbaines et rurales, la part communale d’espace public est comparativement marginale.

La part d’espace public par habitant est restée assez stable ces 25 dernières années, ce qui signifie que la surface d’espace public s’est en moyenne accrue dans les mêmes proportions que la population, soit un peu en-dessous de 1% par an. Si le taux annuel d’accroissement de la population est en augmentation ces dernières années, la dynamique observée en ce qui concerne les surfaces dédiées aux espaces publics a faibli dans les années 2000.

Pendant la même période, la proportion d’espace privé par habitant a augmenté, passant de 105  m2 en 1985 à 122 m2 en 2009. Le phénomène de recomposition des ménages (accroissement du nombre de ménages d’une personne) ainsi que les attentes plus élevées en matière d’habitation expliquent cette évolution, sachant que la surface construite s’est accrue dans les mêmes proportions que celle des espaces privés non bâtis. Cette progression s’est toutefois modérée ces dernières années.

Globalement, on peut relever un ralentissement dans le rythme d’urbanisation du territoire depuis la fin des années 90. Cependant, si pour chaque nouvelle construction privée on utilise en moyenne toujours la même surface de terrain, on génère proportionnellement moins d’espaces publics.

Source : OFS & MicroGIS

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